Montaigne ou la conscience heureuse

Montaigne ou la conscience heureuse

La première édition de cet ouvrage date de 1964. En 1963, j’avais lu les Essais pour la première fois… Je me proposais d’en extraire la philosophie que j’y pressentais et de l’exposer de manière à en montrer la cohérence. Je distinguai soigneusement la morale et la doctrine de la sagesse, ce que j’appellerais aujourd’hui l’éthique. Cette distinction essentielle fit beaucoup pour la clarté de l’exposé. On a cru que « mon » Montaigne me ressemblait, que je l’avais bâti d’après moi-même. Il est difficile de se tromper plus complètement. Que l’on lise Existence et culpabilité, dans Orientation philosophique, et l’on verra quelle sorte d’homme j’étais à l’époque, et combien j’étais plus près de Pascal ou même de Jansénius que de Montaigne.



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