Essai sur la simplicité d’être- Alain Chareyre-Méjan

Essai sur la simplicité d’être-  Alain Chareyre-Méjan

L’anxiété de vivre est le sentiment que tout doit finir à un moment donné. Pourtant, pris en lui-même, le fait d’être n’a pas lieu dans le temps mais au présent, et en cela il ne finit jamais. Dans cette perspective, le vrai mystère n’est pas le fait de vivre mais celui d’exister, au sens propre. Comme, par définition, il n’y a pas d’autrement qu’être, la vraie vie n’a pas d’ailleurs : elle incorpore et accomplit seulement le secret vide de «l’exister» en lui-même. Toute interprétation se faisant «au nom de quelque chose supposé manquer» (Deleuze), il n’y a rien à interpréter ou à comprendre de l’existence. C’est pourquoi, dans sa simplicité et son évidence, la certitude du bonheur en constitue le principe : elle est l’illumination laïque comme telle, c’est-à-dire la conviction que le monde est complet à seulement être.



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